Penche vers moi ton front mon ange, viens étendre,
Sur ma tempe brûlante où cognent les soucis,
Approche ! Viens sur moi poser ta bouille tendre,
Ton masque de satin sous des feutres noircis.

Le temps passe si vite et l’on ne fait qu’attendre
Que l’ombre qui s’étend sur les jours obscurcis,
S’éloigne. Sur ta nuque au drap de fine cendre,
Je pose une caresse et mes maux adoucis.

Tu me parles tout bas dans une langue étrange.
A tes ronronnements, ma voix qui se mélange,
Verse dans mon cœur las un baume parfumé.

Penche vers moi ton front. Je sais où sont les roses ?
Elles tombent vois-tu d’un pelage embaumé,
Quand s’écoule en mes yeux l’encens des ciels moroses.

©Eric Veillette.2014

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